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La guerre en Ukraine et la Chine au coeur des discussions du sommet du G7
information fournie par Reuters 13/06/2024 à 04:13

(Répétition pour indiquer photo et TV disponibles, texte sans changement)

par Crispian Balmer et Angelo Amante

Les dirigeants des pays membres du Groupe des Sept (G7) se réunissent jeudi pour leur sommet annuel lors duquel ils chercheront à renforcer leur soutien à l'Ukraine et présenter un front uni face aux ambition politiques et économiques de la Chine.

Les questions du Moyen-Orient, des migrations et de l'intelligence artificielle figurent également à l'ordre du jour du sommet du G7, qui se déroulera du 13 au 15 juin dans le sud de l'Italie.

Ce sommet intervient alors que la plupart des dirigeants des pays membres du G7 sont confrontés à des difficultés dans leurs pays.

Le président américain Joe Biden est arrivé en Italie au lendemain de la condamnation de son fils, Hunter Biden, reconnu coupable mardi par un jury populaire d'avoir menti sur son addiction passée à la drogue afin d'acquérir illégalement une arme à feu en 2018.

En France, Emmanuel Macron a annoncé dimanche la dissolution de l'Assemblée nationale et des élections législatives anticipées pour prendre en compte le résultat du scrutin européen qui a vu le Rassemblement national (RN) nettement l'emporter.

En Allemagne, le chancelier Olaf Scholz a lui aussi connu des élections européennes difficiles, alors que sa formation sociale-démocrate du SPD a connu son pire résultat et que la formation d'extrême-droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) est arrivée en deuxième position.

Le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, semble quant à lui en passe de perdre les élections législatives du 4 juillet en Grande-Bretagne.

Seule la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a le vent en poupe après avoir remporté les élections européennes dans son pays.

Les dirigeants des pays du G7 devraient malgré tout chercher à prendre l'initiative et annoncer avoir trouvé un terrain d'entente sur la façon d'utiliser les avoirs russes gelés afin de soutenir l'effort de guerre de l'Ukraine.

Des responsables reconnaissent toutefois que ce projet est complexe, ce qui signifie qu'un accord ne serait que de principe.

Le président ukrainien Volodimir Zelensky participera pour la deuxième année consécutive au sommet du G7, lors duquel il devrait signer un nouvel accord de sécurité de long terme avec Joe Biden.

"La signature de cet accord montrera également à la Russie notre détermination. Si (le président russe) Vladimir Poutine espère enterrer la coalition qui soutient l'Ukraine, il se trompe", a dit le conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche, Jake Sullivan.

CONFRONTER LA CHINE

Washington a étendu mercredi les sanctions prises à l'encontre Moscou en raison de la guerre en Ukraine, notamment en visant les entreprises basées en Chine qui vendent des semi-conducteurs à Moscou.

Joe Biden espère probablement que ces annonces, faites à la veille du sommet du G7, inciteront les alliés occidentaux à faire preuve de davantage de détermination pour confronter Pékin, notamment sur son soutien à la Russie.

La Commission européenne a annoncé mercredi qu'elle imposerait à titre provisoire des droits de douane allant jusqu'à 38% sur les importations de véhicules électriques chinois, moins d'un mois après le quadruplement à 100% des droits de douane américains sur les véhicules électriques chinois.

Les dirigeants du G7 devraient exprimer leur inquiétude quant aux niveaux de production élevés de la Chine, qui, selon eux, perturbent les chaînes d'approvisionnement mondiales et la stabilité du marché. Des diplomates européens ont toutefois prévenu que l'Europe souhaitait éviter une véritable guerre commerciale avec Pékin.

Les dirigeants de pays ne faisant pas partie du G7 - comme l'Inde, le Brésil, l'Argentine, la Turquie, l'Algérie ou le Kenya - ont été conviés au sommet. Le pape François devrait s'exprimer vendredi sur les risques posés par l'intelligence artificielle et le potentiel qu'elle représente.

(Avec la contribution de Andrew Gray, Andrea Shalal et John Irish, rédigé par Crispian Balmer et Keith Weir; version française Camille Raynaud)

1 commentaire

  • 13 juin 07:17

    500 000 morts pour leur egos n'est ce pas encore suffisant ?


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